Nul ne guérit de son enfance

J’aurais mis près de cinquante ans à me rendre compte de la véracité de cette phrase.

Nul ne guérit de son enfance, car il y a toujours quelque part, une déchirure avec un monde merveilleux. Qu’elle soit due aux évènements, la guerre pour Jean Ferrat, un déménagement à presque neuf ans comme pour moi, ou simplement à la fin de l’enfance et à la découverte de l’age adulte, cette déchirure reste ouverte malgré le temps. Et il m’aura fallu ce demi-siècle pour décider de l’affronter et retourner à l’endroit de cette enfance et me rendre compte que la magie fonctionnait toujours, que tout était gravé dans mon cerveau et dans mon corps.

Je ne sais plus si ce retour là c’était fait en avion ou en bateau. Toujours est-il que je garde un souvenir ému du Jean Laborde dont je viens de retrouver la photo tel qu’avant 1963, comme je l’ai connu. Cette photo est issue de la collection de P. Ramona sur la page consacrée à ce bateau sur le site « encyclopédie des Messageries Maritimes »

Capture

Il reste pour moi le symbole de l’éloignement du paradis perdu de l’enfance.

 

Jean Ferrat : nul ne guérit de son enfance
Pour en savoir plus sur les 397 chansons à prise rapide , c’est par là

et pour voir toutes les participations, c’est par ici

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>