Archives pour la catégorie Jean Ferrat

J’entends, j’entends

Aragon, pour moi « le Poète » du XXème siècle. Magnifiquement mis en valeur par quelques chanteurs mais principalement par Jean Ferrat.

Mais Jean ferrat choississait dans les textes les parties de poème qu’il avait envie de chanter, et dans celui ci, il a coupé tout le début :

« J’entends j’entends le monde est là
Il passe des gens sur la route
Plus que mon coeur je les écoute
Le monde est mal fait mon coeur las

Faute de vaillance ou d’audace
Tout va son train rien n’a changé
On s’arrange avec le danger
L’âge vient sans que rien se passe

Au printemps de quoi rêvais-tu
On prend la main de qui l’on croise
Ah mettez les mots sur l’ardoise
Compte qui peut le temps perdu

Tous ces visages ces visages
J’en ai tant vu des malheureux
Et qu’est-ce que j’ai fait fait pour eux
Sinon gaspiller mon courage

Sinon chanter chanter chanter
Pour que l’ombre se fasse humaine
Comme un dimanche à la semaine
Et l’espoir à la vérité »

 Mais il fera de la phrase « au printemps de quoi révais-tu? » le point de départ d’une autre chanson…. Et c’est dans Nuit et brouillard que « l’ombre se fait humaine ».

Jean Ferrat : J’entends, j’entends
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Nul ne guérit de son enfance

J’aurais mis près de cinquante ans à me rendre compte de la véracité de cette phrase.

Nul ne guérit de son enfance, car il y a toujours quelque part, une déchirure avec un monde merveilleux. Qu’elle soit due aux évènements, la guerre pour Jean Ferrat, un déménagement à presque neuf ans comme pour moi, ou simplement à la fin de l’enfance et à la découverte de l’age adulte, cette déchirure reste ouverte malgré le temps. Et il m’aura fallu ce demi-siècle pour décider de l’affronter et retourner à l’endroit de cette enfance et me rendre compte que la magie fonctionnait toujours, que tout était gravé dans mon cerveau et dans mon corps.

Je ne sais plus si ce retour là c’était fait en avion ou en bateau. Toujours est-il que je garde un souvenir ému du Jean Laborde dont je viens de retrouver la photo tel qu’avant 1963, comme je l’ai connu. Cette photo est issue de la collection de P. Ramona sur la page consacrée à ce bateau sur le site « encyclopédie des Messageries Maritimes »

Capture

Il reste pour moi le symbole de l’éloignement du paradis perdu de l’enfance.

 

Jean Ferrat : nul ne guérit de son enfance
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