Archives de l’auteur : Sisyphe

le petit vélo rouillé

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Le titre de la chanson a fait ressurgir en moi le souvenir de cette photo. Ces vélos, évoquant une famille, qui avaient servis visiblement de collecteurs pour du naissain d’huitre, m’avait touchée.

Une bonne dizaine d’années  et quelques recherches plus tard, la voilà !

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Juliette : Le petit vélo rouillé
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Mémère dans les orties

« Il ne faut pas pousser mémère dans les orties »

Cette phrase était culte dans ma jeunesse, et combien  elle me semble vraie depuis que je suis devenue … mamie.

Je fais partie de cette génération de la fin du baby-boom qui a vu lui échapper une partie sensible des avantages des « vrais » baby-boomers   ( la phrase à chaque changement d’usine : « il y encore deux ans vous auriez bénéficié de  (généralement un avantage en nature) mais maintenant c’est fini ») et dont la vision plutôt collective et solidaire de la société a laissé une place à une vision centrée sur l’individu. Je ne sais si cette conception des générations montantes est bonne ou pas et je ne suis pas sure que la mienne soit plus idéale, mais elle ne me convient pas.

Du coup mémère se sent un peu poussée…

Il s’est passé quelque chose

Le titre de cette chanson me rappelle une histoire familiale :

Nous habitions à l’époque un appartement pas trop grand et les dessus d’armoires étaient utilisés à des stockages divers, le plus hétéroclite étant surement celui de la chambre parentale.

Ce matin là, au moment de partir travailler, évidemment à la bourre comme d’habitude, je vois mes deux chats en train de chahuter sur la dite armoire. Je me dis que je n’ai pas le temps de chercher à les faire descendre et que je vais être bonne pour un bon rangement le soir et je pars.

Vers 13h30, coup de téléphone de mon fils (en 5ème à l’époque). Un peu d’inquiétude monte car les appels familiaux étaient strictement contingentés aux urgences absolues et c’était l’heure où il rentrait de l’école ce jour là .

S’engage alors un dialogue un peu surréaliste, que je n’ai pas oublié :

– « Qu’est ce qu’il se passe, Fils , »

– « Dis maman, c’est normal  autant de bazar dans ta chambre ? »

-« ben ce matin, les chats….(et je lui raconte les conditions de mon départ)

– Ah… OK ! et ils ont donc mis ta table de nuit sur ton lit ? »

Grande respiration de surprise, puis je réalise que quelqu’un est entré dans l’appartement et que ce devait donc être un cambriolage… Départ du bureau, constat, police….

Comme ceux de Brassens, c’était des voleurs de très bon goût puisqu’ils n’ont pris que les bijoux en or massif, pas les fantaisies ni même les 14 carats et un peu d’argent liquide,  soigneux puisqu’ils qu’ils n’ont cassé que la tirelire de Fille ainée et rien abimé, travailleurs puisque les huit appartements de notre entrée de l’immeuble ont été visités en moins d’une heure et demie….

Moins d’une heure après, le constat de police, l’appartement avait retrouvé son aspect normal, sans les souvenirs de famille hélas…

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Juliette : Il s’est passé quelque chose

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Les garçons de mon quartier

Finalement, ces quartiers, cette vie faite de désespérance pour tout un groupe social, même si individuellement certains arrivent à espérer et avancer, je ne la connais  surtout à travers des écrits, des articles, des romans…

Je l’ai perçue aussi pour avoir du, lors d’entretiens d’embauche, en refuser certains, a contre cœur, non parce qu’ils avaient telle ou telle adresse mais que parce que l’entretien de recrutement montrait une telle méconnaissance des codes sociaux utilisés dans une vie professionnelle que le rejet, peut-être réciproque, aurait été immédiat. Et pourtant j’en ai fait de la discrimination positive, à compétences égales, recherchant la diversité qui est pour moi une source de richesse. Mais si l’entreprise peut (et doit) faire un effort, elle ne peut pas  faire tout le chemin, elle est un collectif qu’il faut aussi pouvoir intégrer.

Les études universitaires donnent un savoir mais  n’ enseigne pas ces codes à ces jeunes, tout comme la vie ne m’a pas appris leurs codes. Et c’est pourtant une des clés de l’intégration dans le monde professionnel.

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Juliette : Les garçons de mon quartier
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Une lettre oubliée

Des lettres oubliées et retrouvées qui m’ont touchée lors de mes promenades sur le Web :

  • Chez blogeraser, « Ce texte à été écrit par une vieille dame terminant sa vie en « gériatrie ».Les soignants ont retrouvé cette lettre sous son oreiller après son décès…« 
  • Sur le site « les Bourdillaux« , une lettre du 17 juillet 1940
  • Chez anecdotines, l’histoire de celle qui a retrouvé une lettre, deux générations plus tard ;
  • Sur le blog des indigènes du Royaume, une lettre oubliée à Rachid Mimouni, superbe texte ;
  • Sur Ecriplume, un clin d’oeil à une lettre administrative oubliée depuis depuis 220 ans ;
  • Sur Le jardin de Lotus, un superbe poème.

Et c’est aussi au Jardin de Lotus que j’ai emprunté cette image qui sera ma conclusion

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Juliette : Une lettre oubliée
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Casseroles et faussets

Aimer chanter et chanter faux, c’est un des paradoxes désagréables de la vie.

A force de m’entendre dire que je chantais faux, je ne chante pratiquement plus et du coup, je chante encore plus faux…

Mieux vaut en rire….

Photo empruntée au site WAMIZ

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Rhum pomme

Rhum pomme, une des saveurs de mon enfance.

Un des desserts (presque le repas, un vrai mate-faim) les plus courant de la maison était une pâte à crêpe, à peine plus épaisse, à laquelle on rajoute des tranches de pommes et qu’on fait cuire en une seule fois dans une poêle. Inutile de vous dire que retourner à mi-cuisson cet ensemble dont le dessus est encore très liquide est un moment délicat. Évidemment inutile de penser à le faire sauter !

Ma mère faisait toujours une entorse à la recette traditionnelle en rajoutant du rhum dans la pâte.

Et ce mélange est devenu pour moi un des goûts de l’enfance, avec un effet madeleine de Proust garanti.

Mais je n’ai jamais imaginé d’essayer ce mélange dans ma collection de rhums arrangés. Letchis, vanille, combava, ananas, gingembre… oui mais je suis en train de me rendre compte que je n’imagine pas un rhum arrangé aux fruits de la métropole. Pourtant aux fruits rouges, ceux du jardin ? A réfléchir !

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Juliette : Rhum pomme
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